FOURMIES en AVESNOIS, suite par Claude Lompret.

09 septembre 2019

FOURMIES - Balade historique dans les rues. (Denis RICHG)

Pendant la période des vacances, l’Office de Tourisme du Sud-Avesnois avait concocté une belle programmation pour ses « lundis secrets ». Après les visites de la nouvelle exposition ‘’Genestin’’ à l’Ecomusée, ‘’Atelier du vannier’’ Pascal Harbonier à Féron, ‘’Château De Mérode’’ à Trélon, ‘’Prieuré’’ de Moustier-en-Fagne, etc… le rendez-vous du lundi 19 août était dans une partie des rues de Fourmies. L’invité du jour était Claude Lompret, membre du Club Cartophile de 1978 à 2018, auteur local bien connu pour ses différents livres de « Fourmies en images ». Les réservations prévues pour 10 personnes, furent limitées à 15, puis à 20 et arrêtées à 25. A 15h, départ sur le parking de la salle de sports Marie-José Pérec. Première étape : Les rues de l’Ecole Supérieure et de l’Ecole, l’Ecole pratique de Commerce et d’Industrie, l’Ecole ménagère et l’Ecole des sœurs de Sainte-Thérèse d’Avesnes-sur-Helpe. Ensuite, les marcheurs se dirigèrent avec explications des lieux vers les rues des Rouets, des Jardins, d’Orient, du Palais, impasse Verte pour une halte dans le parc de la Cité-des-Oiseaux. De l’emplacement du château Février, hébergeur de l’ANPE et de la Perception, rasé en 1974, (dont les boiseries et la cheminée se trouvent dans le bureau de M. le maire), le groupe se dirigea par la rue du Chemin-de-fer devenue rue Adolphe Thiers puis Marcel Ulrici, vers les rues de l’Entrepôt, des Fondeurs, Baligant prolongée pour une pause dans la Cour carrée. Dernière étape sur le site, le stade de la Verrerie, la rue Michel Dubois, et enfin, rue Charles Petit pour rejoindre le point de départ où un livre sur ‘’les rues de Fourmies’’ fut offert par tirage au sort à 3 participants.

 

*(‘’Fourmies, ses rues, ses places’’ est disponible à Fourmies : Office de Tourisme du Sud-Avesnois situé 20a rue Jean Jaurès et en librairie.)

 

Photo rue Louis Braille.

Sans titre

 

En accueillant ses visiteurs, Claude Lompret leur demanda qu’ils fassent part de leur connaissance. Ce fut le cas de M. Denis Richg qui parla de la rue Louis Braille.’’ Louis Braille. Né le 4 janvier 1809 à Coupvray (petit village à l’Est de Paris). Son père était bourrelier cordonnier et le petit Louis venait souvent voir travailler son père dans son atelier, étant un enfant vif et éveillé. A l’âge de 3 ans, en essayant de percer un trou dans une pièce de cuir avec une alène, l’instrument lui échappe des mains et lui perfore l’œil droit, qui est définitivement perdu. Une infection de cet œil blessé se propage par l’intermédiaire du nerf optique et du chiasme optique à l’œil gauche (syndrome connu sous le nom d’ophtalmie sympathique). Il perdra également l’usage de cet œil et sera condamné à l’âge de 4 ans à la cécité complète. Il est malgré tout scolarisé dans l’école de son village, mais à l’âge de 10 ans ses parents obtiennent une bourse d’étude pour qu’il intègre l’institut des jeunes aveugles à Paris, école fondée par Valentin Haüy. Il passera 24 ans de sa vie dans cette école comme élève (brillant) d’abord puis comme professeur. A l’époque, les élèves utilisaient le système de Valentin Haüy pour apprendre à lire sur des lettres en relief en papier carton, cousues sur un tissu. En 1871, Charles Barbier de la Serre inventa un procédé plus complexe représentant non pas des lettres de l’alphabet mais des sons, à l’image de la sténo. Agé de 12 ans, Louis Braille s’était inspiré de la méthode de Valentin Haüy pour proposer sa méthode de reconnaissance des lettres, mais il s’est heurté à la susceptibilité de Charles Barbier, son professeur, plus âgé et autoritaire, qui n’acceptait l’avis d’un élève. Le système Braille, beaucoup plus facile à acquérir car il représentait les lettres de l’alphabet et non les sons, et parce qu’il comportait au maximum 6 points au lieu de 12 proposés par Barbier, fut malgré tout et avec pas mal de difficultés, accepté et enseigné. Toute sa vie, Louis Braille a amélioré son système et l’a même adopté à la lecture de la musique, et au déchiffrement des cartes de géographie. Miné de longue date par la tuberculose, il s’est éteint à l’âge de 43 ans le 6 janvier 1852. De nombreuses villes lui rendant hommage, lui ont attribué une rue. A Paris, la rue Louis Braille est dans le 12e arrondissement.

Réjouissons de ce que la Ville de Fourmies ait suivi cet exemple.

 

 

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04 septembre 2019

FOURMIES - BOURSE du TRAVAIL - ANPE - 1991

souvenirs, souvenirs.

Mercredi soir, la bourse du travail encore intacte, près du théâtre.

 

1 - BOURSE TRAVAIL - VDNnumérisation0002

 

L’ancienne bourse du travail n’existe plus. Elle a été démolie en quelques heures, dans la journée de jeudi. Le parking arrière du théâtre n’a plus son nez au milieu de la figure. C’est vrai qu’elle était mal placée, cette bourse, et que les exigences de l’aménagement du centre-ville avait signé son arrêt de mort. Il n’empêche que nous venons de perdre, avec elle, une tranche de vie de l’histoire fourmisienne. Un lieu de culte pour les partis politiques. Demandez-donc à Fernand Pêcheux de vous en parler. Il vous dira peut-être que c’est au premier étage de ce bâtiment que tous les partis politiques d’après-guerre se réunissaient. C’est même là qu’il a forgé ses toutes premières armes militantes, avant de devenir l’adjoint au maire de la ville en 1947. Mais ce n’est pas tout. La bourse du travail était en quelque sorte l’ANPE de l’époque, après avoir été le café Hugo au temps de la grande guerre. Avant de s’installer en lieu et place de l’estaminet, la bourse œuvrait dans la salle des fêtes qui brûla dans la nuit du 18 au 19 novembre 1928. On peut ajouter que cette bourse du travail, ensuite dénommée «  bureau de placement », avait, depuis une cinquantaine d’années, quitté la rue Zola pour émigrer dans l’ancien château Février, rue Marcel Ulrici, lequel a également disparu pour permettre la construction de l’immeuble « les Magnolias », situé dans le parc de la Cité des Oiseaux.

Les accords de 1936. C’est par ailleurs dans ses locaux que la toute puissante CGT tenait pignon sur rue. Un siège au sein duquel furent signés, en 1936, les accords des grévistes de juin avec le patronat fourmisien. Alfred Baudin, secrétaire du syndicat et conseiller municipal socialiste, tenait la plume au nom de la classe ouvrière. Depuis, la bourse s’est vue attribuer une destination communale afin de pouvoir loger des employés municipaux. Son dernier locataire était un sapeur-pompier. De là à dire qu’il n’y avait pas le feu pour en faire un tas de pierre…

2 - ANPE - VDN

 

Après la rue Zola, la bourse avait émigré au château Février.

La Voix du Nord du samedi 24 août 1991

 

 

 

 

 

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03 juillet 2019

GLAGEON - Pont de la ligne Fourmies-Maubeuge (1914-1918)

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Ce pont enjambait la voie de chemin de fer, inaugurée le 29 août 1885, qui reliait Fourmies à Maubeuge. Les travaux de déroctage, rendus nécessaires pour l’aménagement du tronçon entre les stations de Glageon-Couplevoie et de Glageon-Trélon, ont permis de montrer  l’importance du gisement calcaire au sud de l’ouvrage (carrière actuelle). 

Ce pont, reconstruit après la première guerre mondiale, a été dynamité, comme le pont du Trie Vinchin (Fourmies-Trieux), dans la nuit du 8 au 9 novembre 1918.

La destruction des ponts de cette voie ferrée en direction de Fourmies interdira l’accès par le rail aux grands dépôts de munitions de la Fagne (Bois de Trélon, bois l’Abbé).

La même nuit, d’autres ouvrages vont sauter, coupant la route principale Fourmies-Glageon et la voie ferrée Fourmies-Aulnoye.

Dans Glageon, ce sont la plupart des établissements industriels qui seront incendiés jusqu’à la veille de la libération.

léo.J

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GLAGEON - Cimetière militaire

1920GlageonCimetiereMilitaireChesneau1918-08-21 (1)

 Il s’agit d’une première nécropole, créée fin janvier 1920 à Glageon dans le cimetière communal, par le service de l’état-civil de l’administration militaire de la 1ère Région. L’on y dénombre, regroupés en 2 cimetières, 1077 soldats.

A Glageon comme à Trélon, l’année 1919 ne paraît pas avoir été marquée, comme dans d’autres régions,  par la « violation » des sépultures militaires par des familles éprouvées; du fait que la quasi-totalité de ces militaires décédés était inhumée par les Allemands dans des fosses communes à Glageon.

C’est ainsi que plusieurs centaines de militaires des armées alliées, morts dans l’un des lazarets de Trélon et enterrés à Glageon, y seront exhumés en 1919.

De cette nécropole militaire ne subsiste aujourd’hui que l’emplacement 421 du cimetière 1, correspondant à la tombe du brigadier Damiens Raoul, du second escadron du 6ème hussards, tué à la libération de Glageon le 9 novembre 1918.  

Visible sur la carte (cimetière 2, n°11), la sépulture de Cheneaux Jean Marie (1874-1918). Ce militaire, de la 9ème section d’infirmiers, sera réinhumé quelques années plus tard dans la nécropole d’Assevent, toujours sous le nom de Chesneaux Jean. 

léo.J

 

   

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29 juin 2019

FOURMIES – 1916-17 – Affiches Allemandes - Métaux

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FOURMIES – 1916-17 – Affiches Allemandes - Lait et Graisse

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FOURMIES – 1916-17 – Affiches Allemandes - Jardins

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FOURMIES – 1916-17 – Affiches Allemandes - Publications

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FOURMIES – 1916-17 – Affiches Allemandes - Henry FONTORBES

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FOURMIES – 1915 – Affiches Allemandes - Les Pommes de terre

Affiches Allemandes 1915 - pommes de terre (5)

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